Évaluation scientifique des pratiques de soins non conventionnelles contributives de la santé intégrative : de quelle science parle-t-on ?
Nous partons du constat d’un système de santé qui s’est concentré depuis plusieurs décennies sur la
dimension techno-scientifique du soin, et ce, avec une efficacité certaine, mais au prix d’une approche
scientifique dominée par le positivisme, parfois au détriment de sa dimension humaine. Nous posons la
question d’une nécessaire ouverture des méthodes d’évaluation, au moment d’y intégrer les pratiques
de soins non conventionnelles (PSNC). Ces approches méthodologiques ancrées dans un cadre autre
que positiviste, assumeraient davantage la légitimité scientifique des savoirs issus de l’expérience
vécue, recueillie de façon rigoureuse auprès des patients comme des praticiens de PSNC.
Dans un premier article conjoint, nous avons questionné les référentiels théoriques qui sous-tendent les pratiques médicales conventionnelles, pour les différencier de ceux dans lesquels se
sont ancrées d’autres pratiques de santé dites non conventionnelles (PSNC). Nous avons alors
illustré cette réflexion épistémologique avec l’exemple de la résonance sous-cutanée (RESC), une
pratique de soin inspirée de la médecine chinoise.
Ici, nous proposons quelques pistes pour l’évaluation scientifique de la RESC, applicables aux PSNC
en général, en inscrivant cette évaluation dans le développement de la santé intégrative. Nous
suggérons un effort d’explicitation du paradigme dans lequel ancrer une question de recherche, afin
d’en élargir le choix, voire de faire coopérer différents paradigmes, en assumant leurs contraintes,
pour au final en exploiter toutes les possibilités.
- Pratique de santé non conventionnelle
- Dialogues des paradigmes
- Résonance sous cutanée (RESC)
- Médecine fondée sur les preuves
- Savoirs expérientiels
- Méthodologies mixtes
- Santé intégrative